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Category Page: Malawi

Finding the right balance

THE SUNDAY TIMES

Malawi, January 28, 2018

By Cliff Kawanga

At the height of hunger crisis few years ago, a lot of people cried for support.
Despite a lot of cassava or sweet potatoes in their household, some of them still lined up to receive free maize that the government was distributing. In a year when maize had failed, the farmers indeed had cassava and sweet potatoes as options. It is not quite surprising that in Malawi, food is nsima and those who claimed to have no food actually meant they had no maize from which fl would be made.
The many interventions in Malawi – which have lessened the burden of HIV and Aids – are founded on the availability and uptake of life-prolonging drugs.
An important aspect of such interventions is nutrition which, according to Dream Programme, should be embraced by all the stakeholders in the health sector as well as traditional leaders and the communities.

Dream Programme’s Country Coordinator Roberto Lunghi said nutrition is a key component in addressing the challenges in the health sector.
“This is where we should start from. We need to impart this knowledge about nutrition and we believe every stakeholder will play a role moving forward,” said Lunghi on the sidelines of nutrition training organised by Dream Programme in Blantyre last week. The training attracted participants from Dream Programme centres across the country and district health facilities.
Dream’s National Nutritional Coordinator Dyna Tembo said there is need to look at the nutrition side in the course of implementing other activities.
“Eating well is key to maintaining strength, energy and a healthy immune system. In addition, because HIV can lead to immune suppression, food safety and proper hygiene are concerns when it comes to preventing infections. This is the reason we gathered here to share the emerging issues based on the evidence from the communities in which we work,” Tembo said.
She emphasised that although focussing on the right food quantities is very important, food safety is crucial.

“You cannot talk about nutrition while ignoring hygiene. We urge our clients to follow the few basic safety rules when preparing and eating meals,” Tembo said.
She said the knowledge the participants acquired is key in meeting some of the targets set.
“Expert clients play a very important role because they are in direct communication with the patients. They follow up on patients and visit their homes when they miss appointments.
“Most importantly, the expert clients are involved in homecare. For patients who have problems with drug adherence or have poor nutrition conditions, the expert clients go to their homes, spend time with them to learn how they prepare their food, to see the hygienic conditions in the homes and then teach them on the correct ways of food preparation,” Tembo said.
One of the participants was Dowa’s Assistant District Nutrition Coordinator Precious Mlotha who said patients’ nutritional needs are assessed before meeting the doctors. “What we are doing in Dowa is quite remarkable. Regardless of the type of disease one is suffering from, we believe assessing the nutritional needs will go a long way in promoting healthy living in the communities,” he said.
He said that people might have a lot to eat but there is knowledge gap which they want to fill.

“We have learnt a lot and if we work together, we will soon count the benefi Everyone should own the initiative. In the past, the communities were at the receiving end but now they are actively involved,” he said adding that addressing nutritional needs is not the responsibility of the hospitals alone.
Another coordinator from Mangochi’s Kapire Dream Centre Alexander Mbewe said every food is important but there is need to consume the right quantities.
“Food helps the body to function properly. It is an important aspect in HIV/Aids because it protects the clients from HIV/Aids complications or opportunistic diseases,” he said. He said it was encouraging that most people appreciate the importance of good nutrition. “Few years ago there was a misconception that some diseases like diabetes or hypertension were for the rich only. This is slowly changing because people now understand that everyone can suffer from these diseases and good nutrition has proved to promote healthy living,” he said.
At the time the Dream Programme started in Malawi, the focus was on Drug Resource Enhancement Against Aids and Malnutrition with the aim of pulling resources together and enhance the fi against HIV and Aids.
After years of feedback from clients and efforts by the Dream Programme to do more, it was suggested that the neglected diseases, including non- communicable diseases, would erode the gains made in HIV and Aids interventions.
Dream now bears a wider meaning, Disease Relief Through Excellent and Advanced Means (Dream 2.0). With Dream 2.0, there is more focus on obesity which leads to cardiovascular diseases.
“Over-nutrition is as important as under-nutrition which poses the great threat to an individual’s health yet it is usually overlooked. So the training also focused more on over-nutrition,” Tembo concluded.

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Le travail de DREAM avec les adolescents au Malawi

Par un chaud lundi d’octobre, Ak. quitte son quartier le sourire aux lèvres en saluant toutes ses connaissances et en leur criant : « Je vais à l’école ! Je vais dans un pensionnat ! ».

Ivy et Maureen sont passés le prendre tôt le matin pour l’accompagner dans un internat qu’une famille italienne a décidé de payer pour lui.

Ak. n’arrive pas encore à y croire. Jusqu’à l’année dernière, il ne pouvait pas aller à l’école, n’avait rien à manger, pas d’argent pour payer le transport et rejoindre le centre DREAM…

Il est l’un de ces nombreux adolescents en soin dans les centres DREAM. Depuis plus d’un an, Ivy et Maureen avaient remarqué que son traitement n’était plus efficace, qu’il ne prenait pas bien les médicaments et ne respectait pas les rendez-vous. Aussi ont-ils cherché à mieux comprendre sa situation.

Orphelin de père, abandonné par sa mère affectée de sérieux problèmes psychiques, Ak. a un temps habité chez une tante, puis il a été éloigné, accusé d’être un enfant sorcier et d’avoir causé la mort de son père. Ainsi est-il devenu l’un de ces nombreux enfants des rues qui peuplent les centres urbains du Malawi. Avec l’aide des personnels de DREAM, de nombreuses tentatives ont été faites pour le réinsérer chez des proches, mais au bout de plusieurs mois, il a de nouveau été chassé, soupçonné d’être responsable de la mauvaise fortune de sa famille, de la rareté des pluies, des maladies ou encore des problèmes économiques. Quelqu’un lui avait dit ouvertement : « Il vaut mieux que tu meures et finisses au cimetière avec ton père ».

Maureen, une des coordinatrices du centre DREAM de Blantyre, qui n’a jamais cessé de chercher des solutions, trouve l’appui de sœur Matilde qui commence à l’aider : elle lui procure à manger à la fin des cours et l’accompagne parfois pour les visites médicales et la prise de médicaments.

Les adolescents sont les patients les plus problématiques et souvent, après un succès initial à l’âge de l’enfance, la thérapie ne donne plus les résultats espérés à cause de la trop faible adhésion aux soins.

Dans les centres DREAM au Malawi, il y a près d’un millier d’adolescents en soin. Beaucoup sont orphelins, mais, même dans les cas où des familles sont présentes et attentives, il n’est pas simple de les convaincre de prendre régulièrement la thérapie.

L’adolescence est un âge difficile sous toutes les latitudes. On commence à prendre conscience de soi, on se projette dans le futur et il n’est pas facile de le faire quand sa propre existence est marquée par le SIDA contracté à la naissance. Nombreuses sont les questions qui se pressent dans la tête des jeunes : comment sera ma vie ? Pourrai-je me marier, avoir des enfants ? A quoi sert d’étudier si je suis malade ? Devrai-je prendre la thérapie pendant toute ma vie ? Des questions complexes à affronter même pour un adulte et qui deviennent insurmontables pour un adolescent, surtout s’il n’a pas de stabilité affective et sociale pour l’entourer.

Souvent les parents ou les proches sont eux-mêmes en difficulté, ne savent pas comment communiquer avec leurs enfants qui sont séropositifs. Parfois les mères se sentent coupables d’avoir transmis le virus à leurs enfants et fuient, par ignorance ou sentiment d’impuissance, le moment de parler avec franchise et d’expliquer les raisons de la prise quotidienne de la thérapie.

Aussi longtemps qu’il s’agit d’enfants petits, la gestion est plus simple. Il suffit d’une excuse, le fait de dire par exemple : « … ce sont des médicaments pour l’anémie… » ou « … pour prévenir la malaria… », mais avec les adolescents, c’est plus difficile.

Souvent les jeunes apprennent par hasard la nature de leur problème, par exemple par un camarade de classe qui se rend compte de ses absences régulières pour la prise de médicaments et qui commence à se moquer de lui.

L’adhésion au traitement pour les adolescents est un défi lancé à tous les pays où le VIH est endémique. C’est la raison pour laquelle, ces dernières années, une réflexion approfondie a été menée dans les centres DREAM du Malawi sur la condition des adolescents afin de pouvoir mieux soutenir ces jeunes patients.

Après plusieurs cours avec le personnel sur les caractéristiques de l’âge adolescent, une analyse spécifique a été effectuée pour tous les patients âgés de 10 à 17 ans. Une enquête a été menée auprès de chacun d’eux pour savoir s’ils avaient été informés de leur état et comment. Au cours des réunions qui ont suivi, les parents ou adultes référents ont été aidés et instruits sur la façon de communiquer le diagnostic à leurs enfants.

Par exemple, le fait de dire qu’au moment de la grossesse l’accès universel au traitement n’était pas possible et de souligner que, malgré tout, les parents ont toujours pris soin de leurs enfants, en les conduisant à l’hôpital pour la thérapie et en les aidant à grandir, a contribué à construire un rapport de confiance entre adultes et jeunes.

Dans les cas plus difficiles, en particulier les cas qui présentaient une charge virale en hausse chez des enfants qui, pendant des années, étaient en bonne santé et prenaient correctement la thérapie, il a été décidé de mettre en place une intervention ciblée avec l’accompagnement d’une activiste comme point de référence et de fréquentes visites à domicile ont été prévues en soutien pour l’ensemble de la famille.

Puis ont commencé les « samedis pour les adolescents ». Une partie du personnel sanitaire et social des centres DREAM a décidé, sur la base du volontariat, de dédier le dernier samedi du mois à l’ouverture du centre pour une journée spéciale d’activités en direction des adolescents. Le fait d’avoir une journée réservée aux jeunes a eu un effet très positif. Pour ces derniers, il n’était plus nécessaire de perdre une journée de classe (il n’y a pas cours le samedi) et le fait d’être entouré de jeunes du même âge a rendu pour eux le centre plus accueillant et « sur mesure ».

Le samedi, les centres changent de visage : des centaines d’adolescents filles et garçons s’en « emparent ». Depuis le matin jusqu’à l’heure de fermeture, il est possible de voir des jeunes jouer aux échecs, au foot, bavarder entre eux, participer aux rencontres d’éducation à la santé préparées par le personnel et prendre le goûter ensemble.

Le fait d’appartenir à un groupe, élément particulièrement déterminant dans cette phase de la croissance, donne force, courage, enthousiasme et envie de vivre. Parfois des jeunes plus âgés qui ont été des adolescents de DREAM et dont l’histoire constitue un exemple de réussite sociale et thérapeutique sont invités à participer à ces samedis, comme G. et F. qui se sont mariés récemment. G. travaille comme électricien dans une importante entreprise du pays.

Avec la multiplication des rencontres du samedi de DREAM, de plus en plus de garçons et de filles ont recommencé à venir au centre, même sans avoir de rendez-vous fixés. Ils sont acquis la conscience de ne pas être seuls à affronter la condition difficile de la séropositivité et beaucoup de belles amitiés sont nées. Ce groupe a aussi favorisé la récupération de jeunes connaissant des situations sociales plus défavorables comme Ak.

Être ensemble, faire partie d’un groupe, d’une famille dans laquelle on se sent accueilli, suscite des occasions d’amitié et fait émerger de nouvelles idées, comme celle proposée par T. et R., lesquels souhaitaient ardemment faire une excursion pour voir les animaux de la savane qui peuplent le Malawi. Et ainsi…, en se cotisant pendant plusieurs mois pour se payer le transport jusqu’au parc de Chickwawa dans le sud du pays… la préparation de sandwiches pour un repas commun… une aide pour obtenir les tickets d’entrée dans le parc à un tarif préférentiel et…, le 4 novembre, 75 jeunes sont partis ensemble à la découverte de leur pays qui, demain assurément, sera un pays meilleur, grâce notamment à leur contribution pour la construction d’une société plus humaine et inclusive.

 

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DREAM OPEN DAY au Malawi

Le rôle du diagnostic de laboratoire dans la gestion du VIH et de la comorbidité à l’ère des objectifs globaux 90-90-90

Au mois d’août s’est déroulé le premier open day du centre DREAM « Elard Alumando » à Mandala, Blantyre en présence du ministre de la santé du Malawi Atupele Muluzi et de nombreux partenaires et collaborateurs du programme DREAM au Malawi.

La journée a été l’occasion de présenter à toutes les parties prenantes du programme DREAM les activités principales de ce dernier, les ressources dont il dispose, tant en termes d’équipements que de ressources humaines, et qu’il peut mettre au service du pays et des partenaires, ainsi que les résultats qu’il est convenu d’atteindre dans un futur proche.

DREAM œuvre depuis plusieurs années au Malawi, en particulier dans la lutte contre le VIH/SIDA, et il a récemment élargi son champ d’action à d’autres pathologies, comme les maladies cardiovasculaires, le cancer du col de l’utérus, le diagnostic et le traitement de la tuberculose, les hépatites, ainsi que d’autres pathologies non transmissibles.

Avec l’événement du mois d’août, on a voulu montrer que le programme peut contribuer à l’effort que tout le pays est en train de fournir pour améliorer la santé de ses habitants. En même temps, l’événement a été l’occasion d’informer les participants et de lancer un débat public sur des sujets particuliers comme le rôle des laboratoires dans la stratégie 90-90-90, la question des résistances au VIH et le rôle des laboratoires dans le traitement des hépatites.

Au cours de ces douze années d’activité au Malawi, DREAM a contribué de diverses manières à la lutte contre le SIDA, mais l’une de ses contributions majeures a été le développement d’un réseau de laboratoires de biologie moléculaire. La question du diagnostic et de son rôle dans la capacité à affronter les défis à venir était au cœur de l’événement. C’est pourquoi tous les invités ont montré un grand intérêt durant la visite du laboratoire, guidée par son responsable le docteur Richard Luhanga.

Le nouveau ministre de la santé, dans ce qui constituait l’une de ses premières visites officielles aux structures sanitaires du pays, a particulièrement salué le fait que l’événement, qui s’est déroulé dans un centre de santé et non dans une salle de conférence, a permis la rencontre humaine avec l’équipe du programme, pas seulement le personnel de santé, comme les techniciens de laboratoire, les médecins et les infirmiers, mais aussi les patients et les expert clients, le cœur des activités de DREAM. Dans son mot d’accueil, le ministre a réaffirmé la volonté du pays de rester leader dans l’innovation et de le faire avec des partenaires comme la Communauté de Sant’Egidio et le programme DREAM.

L’événement a été aussi une occasion précieuse pour renforcer les relations entre les principales organisations engagées dans le domaine de la santé comme UNAIDS, UNICEF, i CDC, la Clinton Health Access Inititative et les coopérations nationales de différents pays.

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Le premier jardin communautaire à Machinjiri

Le premier jardin communautaire créé par la Communauté de Sant’Egidio en collaboration avec Slow Food a été lancé le 19 juin 2017 au centre nutritionnel « Jean-Paul II »

Le projet a été rendu possible grâce à l’initiative des Communautés de Sichem et d’Ephraïm d’ Olgiate Olona (VA) qui, le 29 avril dernier, ont organisé, avec la participation d’un biologiste malawien de DREAM, en Italie ces jours-ci pour un master de spécialisation, une soirée de collecte de fonds sur le thème : “4000 polpette pour le Malawi”.

La réalisation de ce premier jardin pilote dans la région de Machinjiri est une solution concrète et soutenable pour faire face à l’urgence alimentaire et aux difficultés économiques qui ont touché de nombreuses familles de la région.

Le début de cette nouvelle aventure a été marqué par un stage de formation de deux jours, dispensé par deux représentants de Slow Food au Malawi. Quinze personnes y ont participé, qui, cultivant la terre, pourront subvenir aux besoins de leur famille et améliorer leurs conditions de vie.

Les éléments théoriques ont été exposés au premier jour de stage ; le lendemain, on a commencé à préparer le terrain pour les semences.
Le partenariat entre la Communauté et Slow Food permettra d’atteindre cet objectif d’utilité sociale d’une manière « bonne, propre et juste », mot d’ordre de l’association Slow Food qui travaille depuis plusieurs années en Afrique pour le développement de jardins avec la campagne « 10 000 jardins en Afrique ».

Une attention particulière sera portée au maintien de la biodiversité des cultures, en valorisant les espèces de fruits et légumes locaux et en évitant la monoculture du maïs, partiellement responsable du problème alimentaire, en ce qu’il nécessite beaucoup d’eau pour croître.
Il ne sera pas non plus fait usage de pesticides chimique et de semences OGM, mais de méthodes naturelles de fertilisation et de protection des plantes ainsi que de semences locales sélectionnées par l’expérience et la sagesse des agriculteurs acquise avec le temps.

L’équipe des « nouveaux cultivateurs », composée de personnes d’expériences et d’âges divers, s’est mise au travail avec enthousiasme et communauté de vues.
Le nom choisi pour le jardin est : « Mbeu kwa Ufulu » (ce qui signifie : Semences de liberté).

Terre libre de tout pesticide, de toute semence OGM ; femmes et hommes de ce merveilleux pays libres de la faim et de l’absence d’espérance.

Semences de liberté qui préparent un avenir meilleur en partant d’une grande richesse : les gens et la terre africaine.

 

 

 

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Malawi, un défi qui peut être remporté : du VIH/SIDA à la responsabilisation des jeunes femmes

Les femmes du mouvement « I DREAM » sont désormais connues au Malawi et on leur demande de plus en souvent de participer à des événements et à des manifestations publiques pour apporter leur témoignage sur ce qu’elles ont vécu et montrer qu’il est possible de vivre et de réaliser leurs ambitions dans une société qui, en particulier dans les régions rurales, ne reconnaît pas encore aux femmes leur rôle et la contribution qu’elles peuvent donner au développement au pays.

Il est important de diffuser et d’approfondir des thèmes tels que l’hygiène, l’éducation à la santé et la prévention des maladies, l’importance de l’inscription à l’état civil, le droit aux études, le rôle de la femme dans la famille et dans la société, autant de thèmes qui véhiculent une nouvelle culture en partant des jeunes femmes.

Il existe un proverbe africain qui dit : « si tu éduques un garçon, tu éduques une personne, si tu éduques une fille, tu éduques une famille et une nation entière ».

Grâce aux jeunes femmes, il est possible de construire un pays meilleur, de réduire le nombre de mariages d’adolescentes et de maternités précoces qui sont souvent un moyen de fuir la pauvreté, et de prévenir les violences domestiques. Les femmes éduquées et conscientes de leurs droits aident la famille à grandir. On constate même que le taux de mortalité infantile est plus bas chez les jeunes mères qui ont reçu une bonne éducation.

Ces derniers mois, les femmes de DREAM ont beaucoup travaillé à l’extérieur des centres de soin. Des rencontres publiques ont eu lieu dans des entreprises, comme à Total Malawi, mais aussi dans des établissements d’enseignements du second degré avec des élèves et des enseignants, comme par exemple à la Bakita Secondary School de Balaka, où plus de 700 filles, manifestant un grand intérêt, ont participé pendant une journée entière à la rencontre avec les témoins du Mouvement.

L’exemple de femmes qui ont acquis un rôle dans la société est un grand soutien pour les jeunes filles qui sont positives au VIH et qui suivent un traitement, mais pas seulement pour elles. Pour de nombreuses jeunes filles, en effet, l’exemple vivant que, partant d’une condition qui semble être une condition de faiblesse et de désavantage, il est possible de s’affirmer et de devenir les acteurs principaux pour la construction d’une nouvelle conscience civique qui apporte une perspective différente pour envisager l’avenir de la société.

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Excellence dans le diagnostic. Le rôle du laboratoire dans DREAM 2.0

dream-resistance-m2La semaine dernière au Malawi, au centre DREAM Elard Alumando de Blantyre, s’est tenu un séminaire de travail sur le thème « Assurer l’excellence dans le diagnostic et dans la gestion de laboratoire. Le rôle du laboratoire dans DREAM 2.0 », qui a vu la participation des responsables des principaux laboratoires réalisés par le programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio en Afrique, provenant du Mozambique, du Kenya, de Tanzanie, de la RDC et du Malawi.
Partant du constat que DREAM a été capable ces dernières années de répondre aux nouveaux défis posés par la demande de santé globale dans de nombreux pays africains, grâce au modèle de soins inclusifs et attentifs aux besoins du patient en tant que personne, conjugué à l’excellence des services offerts (et les laboratoires de biologie moléculaire en sont un exemple), les participants se sont interrogés sur la manière dont les laboratoires qu’ils dirigent peuvent être toujours plus au service du programme DREAM.
Pour cela, les échanges ont porté sur la façon de mettre en place de nouveaux tests d’analyses, de garantir le développement du système qualité, en accord avec les règlementations internationales, les orientations de l’OMS et les programmes spécifiques de chaque pays. Mais aussi sur la manière de travailler en coordination avec d’autres institutions, publiques et privées, nationales et internationales, afin de rendre soutenables et de plus en accessibles dans les différents pays concernés les services de diagnostic, surtout pour le secteur moléculaire.
Le travail en équipe, les échanges autour de sujets spécifiques et le partage des problèmes et des solutions ont beaucoup apporté à tous les participants, lesquels ont fait part de leur profonde gratitude pour cette occasion, en s’engageant à garder d’étroits contacts au cours de l’année, afin de renforcer davantage le réseau africain réalisé par la Communauté de Sant’Egidio avec DREAM, et en travaillant ensemble au maintien d’une « approche humaniste » de la qualité scientifique exigée par la profession, pour ne pas oublier que, derrière chaque échantillon à soumettre aux analyses, se cachent les visages, souvent familiers et amicaux, de tant d’hommes, femmes et enfants.
Les collègues du programme DREAM au Malawi ont été particulièrement salués pour l’excellent travail mené dans le cadre de la mise en place de nouveaux services tels que le monitorage de l’hypertension ou le screening du cancer du sein ou du col de l’utérus. Enfin, la présentation par Richard Luhanga, directeur du laboratoire de Blantyre, de la méthode in house pour le monitorage de la pharmacorésistance du HIV a suscité un grand enthousiasme. Cette méthode de laboratoire, qui venait d’être présentée au cours d’un open lecture à Lilongwe en présence des responsable du ministère de la santé, des CDC et de plusieurs partenaires internationaux actifs dans le domaine du VIH, est très intéressante en ce qu’elle pourrait, à terme, réduire de trois quarts les coûts du tests, et pouvoir être mise en place dans le pays sans avoir à envoyer à l’étranger les échantillons à analyser.

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