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DREAM à Abidjan pour la conférence ICASA

La conférence ICASA est la principale conférence sur le SIDA en Afrique.  7 000 délégués environ ont participé au rendez-vous de cette année à Abidjan, du 4 au 9 décembre, l’occasion de faire le point sur les stratégies pour contrôler l’épidémie qui, comme nous le savons, touche surtout le continent africain. La conférence a évoqué les points critiques de l’approche 90-90-90, les particularités du VIH chez les adolescents et les nouvelles opportunités en termes de traitements pharmaceutiques et de prévention.

Le programme DREAM était présent à la conférence par l’intermédiaire de deux travaux, l’un issu du Malawi, l’autre du Cameroun : une présentation sur le travail de screening pour le cancer du col de l’utérus mené au Malawi, qui a concerné plus de 3 000 femmes en deux ans ; un poster sur les résultats de DREAM au Cameroun en termes de rétention et de succès virologique.

La conférence a été une occasion de rencontre et d’échanges d’expériences. Nombreux sont les congressistes qui ont demandé des informations sur DREAM, notamment des représentants du ministère de la santé de Côte-d’Ivoire.

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En visite au centre DREAM polyvalent de Beira

Le 20 novembre, une délégation de représentants de la coopération des pays de l’Union européenne a visité à Beira, au Mozambique, le centre DREAM polyvalent de la Communauté de Sant’Egidio. Les représentants, qui collaborent à des projets communs d’aide au développement, ont choisi de visiter ensemble le programme DREAM reconnu comme un exemple de bonne pratique dans le partenariat entre Europe et Afrique.
L’accueil a été chaleureux et le parcours de la visite a traversé tous les secteurs du centre, permettant aux visiteurs d’apprécier la qualité du laboratoire de biologie moléculaire et son équipement technologiqe, le niveau de formation des techniciens de laboratoire et du personnel de santé et de soutien social. Les hôtes ont été particulièrement touchés par l’attention du personnel à l’égard du patient et par la priorité donnée à la continuité thérapeutique et d’assistance, grâce à une importante activité de recherche des personnes qui manquent les rendez-vous, afin que ces dernières n’abandonnent pas les soins.

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Le travail de DREAM avec les adolescents au Malawi

Par un chaud lundi d’octobre, Ak. quitte son quartier le sourire aux lèvres en saluant toutes ses connaissances et en leur criant : « Je vais à l’école ! Je vais dans un pensionnat ! ».

Ivy et Maureen sont passés le prendre tôt le matin pour l’accompagner dans un internat qu’une famille italienne a décidé de payer pour lui.

Ak. n’arrive pas encore à y croire. Jusqu’à l’année dernière, il ne pouvait pas aller à l’école, n’avait rien à manger, pas d’argent pour payer le transport et rejoindre le centre DREAM…

Il est l’un de ces nombreux adolescents en soin dans les centres DREAM. Depuis plus d’un an, Ivy et Maureen avaient remarqué que son traitement n’était plus efficace, qu’il ne prenait pas bien les médicaments et ne respectait pas les rendez-vous. Aussi ont-ils cherché à mieux comprendre sa situation.

Orphelin de père, abandonné par sa mère affectée de sérieux problèmes psychiques, Ak. a un temps habité chez une tante, puis il a été éloigné, accusé d’être un enfant sorcier et d’avoir causé la mort de son père. Ainsi est-il devenu l’un de ces nombreux enfants des rues qui peuplent les centres urbains du Malawi. Avec l’aide des personnels de DREAM, de nombreuses tentatives ont été faites pour le réinsérer chez des proches, mais au bout de plusieurs mois, il a de nouveau été chassé, soupçonné d’être responsable de la mauvaise fortune de sa famille, de la rareté des pluies, des maladies ou encore des problèmes économiques. Quelqu’un lui avait dit ouvertement : « Il vaut mieux que tu meures et finisses au cimetière avec ton père ».

Maureen, une des coordinatrices du centre DREAM de Blantyre, qui n’a jamais cessé de chercher des solutions, trouve l’appui de sœur Matilde qui commence à l’aider : elle lui procure à manger à la fin des cours et l’accompagne parfois pour les visites médicales et la prise de médicaments.

Les adolescents sont les patients les plus problématiques et souvent, après un succès initial à l’âge de l’enfance, la thérapie ne donne plus les résultats espérés à cause de la trop faible adhésion aux soins.

Dans les centres DREAM au Malawi, il y a près d’un millier d’adolescents en soin. Beaucoup sont orphelins, mais, même dans les cas où des familles sont présentes et attentives, il n’est pas simple de les convaincre de prendre régulièrement la thérapie.

L’adolescence est un âge difficile sous toutes les latitudes. On commence à prendre conscience de soi, on se projette dans le futur et il n’est pas facile de le faire quand sa propre existence est marquée par le SIDA contracté à la naissance. Nombreuses sont les questions qui se pressent dans la tête des jeunes : comment sera ma vie ? Pourrai-je me marier, avoir des enfants ? A quoi sert d’étudier si je suis malade ? Devrai-je prendre la thérapie pendant toute ma vie ? Des questions complexes à affronter même pour un adulte et qui deviennent insurmontables pour un adolescent, surtout s’il n’a pas de stabilité affective et sociale pour l’entourer.

Souvent les parents ou les proches sont eux-mêmes en difficulté, ne savent pas comment communiquer avec leurs enfants qui sont séropositifs. Parfois les mères se sentent coupables d’avoir transmis le virus à leurs enfants et fuient, par ignorance ou sentiment d’impuissance, le moment de parler avec franchise et d’expliquer les raisons de la prise quotidienne de la thérapie.

Aussi longtemps qu’il s’agit d’enfants petits, la gestion est plus simple. Il suffit d’une excuse, le fait de dire par exemple : « … ce sont des médicaments pour l’anémie… » ou « … pour prévenir la malaria… », mais avec les adolescents, c’est plus difficile.

Souvent les jeunes apprennent par hasard la nature de leur problème, par exemple par un camarade de classe qui se rend compte de ses absences régulières pour la prise de médicaments et qui commence à se moquer de lui.

L’adhésion au traitement pour les adolescents est un défi lancé à tous les pays où le VIH est endémique. C’est la raison pour laquelle, ces dernières années, une réflexion approfondie a été menée dans les centres DREAM du Malawi sur la condition des adolescents afin de pouvoir mieux soutenir ces jeunes patients.

Après plusieurs cours avec le personnel sur les caractéristiques de l’âge adolescent, une analyse spécifique a été effectuée pour tous les patients âgés de 10 à 17 ans. Une enquête a été menée auprès de chacun d’eux pour savoir s’ils avaient été informés de leur état et comment. Au cours des réunions qui ont suivi, les parents ou adultes référents ont été aidés et instruits sur la façon de communiquer le diagnostic à leurs enfants.

Par exemple, le fait de dire qu’au moment de la grossesse l’accès universel au traitement n’était pas possible et de souligner que, malgré tout, les parents ont toujours pris soin de leurs enfants, en les conduisant à l’hôpital pour la thérapie et en les aidant à grandir, a contribué à construire un rapport de confiance entre adultes et jeunes.

Dans les cas plus difficiles, en particulier les cas qui présentaient une charge virale en hausse chez des enfants qui, pendant des années, étaient en bonne santé et prenaient correctement la thérapie, il a été décidé de mettre en place une intervention ciblée avec l’accompagnement d’une activiste comme point de référence et de fréquentes visites à domicile ont été prévues en soutien pour l’ensemble de la famille.

Puis ont commencé les « samedis pour les adolescents ». Une partie du personnel sanitaire et social des centres DREAM a décidé, sur la base du volontariat, de dédier le dernier samedi du mois à l’ouverture du centre pour une journée spéciale d’activités en direction des adolescents. Le fait d’avoir une journée réservée aux jeunes a eu un effet très positif. Pour ces derniers, il n’était plus nécessaire de perdre une journée de classe (il n’y a pas cours le samedi) et le fait d’être entouré de jeunes du même âge a rendu pour eux le centre plus accueillant et « sur mesure ».

Le samedi, les centres changent de visage : des centaines d’adolescents filles et garçons s’en « emparent ». Depuis le matin jusqu’à l’heure de fermeture, il est possible de voir des jeunes jouer aux échecs, au foot, bavarder entre eux, participer aux rencontres d’éducation à la santé préparées par le personnel et prendre le goûter ensemble.

Le fait d’appartenir à un groupe, élément particulièrement déterminant dans cette phase de la croissance, donne force, courage, enthousiasme et envie de vivre. Parfois des jeunes plus âgés qui ont été des adolescents de DREAM et dont l’histoire constitue un exemple de réussite sociale et thérapeutique sont invités à participer à ces samedis, comme G. et F. qui se sont mariés récemment. G. travaille comme électricien dans une importante entreprise du pays.

Avec la multiplication des rencontres du samedi de DREAM, de plus en plus de garçons et de filles ont recommencé à venir au centre, même sans avoir de rendez-vous fixés. Ils sont acquis la conscience de ne pas être seuls à affronter la condition difficile de la séropositivité et beaucoup de belles amitiés sont nées. Ce groupe a aussi favorisé la récupération de jeunes connaissant des situations sociales plus défavorables comme Ak.

Être ensemble, faire partie d’un groupe, d’une famille dans laquelle on se sent accueilli, suscite des occasions d’amitié et fait émerger de nouvelles idées, comme celle proposée par T. et R., lesquels souhaitaient ardemment faire une excursion pour voir les animaux de la savane qui peuplent le Malawi. Et ainsi…, en se cotisant pendant plusieurs mois pour se payer le transport jusqu’au parc de Chickwawa dans le sud du pays… la préparation de sandwiches pour un repas commun… une aide pour obtenir les tickets d’entrée dans le parc à un tarif préférentiel et…, le 4 novembre, 75 jeunes sont partis ensemble à la découverte de leur pays qui, demain assurément, sera un pays meilleur, grâce notamment à leur contribution pour la construction d’une société plus humaine et inclusive.

 

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Nutrition et santé avec DREAM 2.0

Le cycle de formation « Nutrition et santé », organisé par le programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio avec la contribution du « 8 x mille » de l’Eglise catholique italienne a vu la participation pendant quatre jours de 23 techniciens communautaires de santé des centres DREAM de Tanzanie (provenant de Iringa, Arusha, Uwemba et Masanga) et de 20 techniciens communautaires de Iringa, Usokami et du district de Pawaga, l’un des plus touchés par la malnutrition infantile, dans la région de Iringa.

La malnutrition constitue aujourd’hui encore l’un des principaux facteurs qui contribuent à la mortalité infantile en Tanzanie. Dans ce pays, 34,4 % des enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, mais ce taux atteint 50 % dans les zones rurales et dans les zones les plus pauvres. La malnutrition aiguë concerne 4,5 % de la population, soit environ 2 600 000 personnes. Le pays a récemment inscrit la lutte contre la malnutrition parmi ses priorités dans le domaine de la santé publique.

 

Dans la région de Iringa, plus de 14 000 enfants souffrent de malnutrition, dont 4 700 de malnutrition sévère aiguë, comme l’ont rappelé les autorités locales (le Regional Commissioner et le Regional Medical Officer), présents à l’inauguration.

Parmi les causes de malnutrition, figurent la pauvreté de la population rurale et un régime majoritairement basé sur la consommation de céréales et de tubercules, avec un faible apport d’aliments riches en micronutriments et protéines.

C’est la raison pour laquelle, pendant la formation, une large place a été donnée à la formation relative à la manière d’éduquer la population à l’adoption un régime nutritionnel correct et diversifié, en améliorant l’alimentation locale.

Avec l’aide de nutritionnistes tanzaniens et à partir d’expériences dans le domaine, comme celle de la Communauté pape Jean XXIII, des conseils pratiques ont été mis au point ainsi qu’une série de recettes utiles pour les enfants âgés de 6 mois à 2 ans, l’âge le plus à risque pour ce qui concerne la malnutrition.

Un autre thème abordé a été celui de l’hygiène dans la préparation et la conservation des aliments et l’importance de consommer de l’eau sûre.

L’accès insuffisant à l’eau potable constitue en effet la cause de maladies répétées qui peuvent porter préjudice à la bonne croissance de l’enfant.

A la fin du stage, tous les participants, en plus de l’attestation de participation, ont reçu l’édition en kiswahili du livre Comment va la santé ?.

 

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A Maputo, le second workshop international des laboratoires du programme DREAM

Le second workshop international des responsables de laboratoire du programme DREAM en Afrique s’est conclu la semaine dernière à Maputo. Le workshop a concerné un groupe de biologistes et de techniciens de laboratoire responsables de la gestion et de la mise en place de systèmes qualité dans huit des plus grands laboratoires du programme DREAM. L’objectif du workshop, financé par la Conférence épiscopale italienne, a été une fois encore d’échanger, de partager des enjeux et des expériences, et de trouver des solutions communes pour améliorer l’efficacité du service des laboratoires.

Les différentes responsables ont tous présenté le bilan d’activité de leur laboratoire pour l’année écoulée, avec une attention particulière à son intégration dans les réseaux nationaux et au travail mené pour augmenter le nombre de centres de santé desservis, tout en veillant à maintenir la qualité des prestations et des temps de réponse des analyses. Les responsables des systèmes qualité ont pu analyser et comparer leurs progrès en termes de mise en œuvre de la norme ISO15189 – 2012, puisant dans l’expérience des uns et des autres des suggestions, des exemples concrets et une incitation à poursuivre le travail. Tous ont tiré un grand bénéfice de ce nouveau moment de rencontre et d’écoute réciproque.

Le workshop a marqué une nouvelle étape dans la construction de cette collaboration et de ces échanges, commencée l’an passé à Blantyre, et qui s’est poursuivie tout au long de l’année, à travers des contacts et des échanges à distance. Une étape importante aussi dans la constitution d’un réseau de professionnels de plus en plus en interaction, qui échangent volontiers des idées et des conseils, et qui renforcent leur identité de système d’excellence au service de tous les malades, relevant des centres DREAM mais aussi de nombreux autres centres de santé publics qui se réfèrent de plus en plus aux laboratoires DREAM, auprès desquels ils peuvent trouver la garantie d’une qualité et de compétences croissantes.

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DREAM OPEN DAY au Malawi

Le rôle du diagnostic de laboratoire dans la gestion du VIH et de la comorbidité à l’ère des objectifs globaux 90-90-90

Au mois d’août s’est déroulé le premier open day du centre DREAM « Elard Alumando » à Mandala, Blantyre en présence du ministre de la santé du Malawi Atupele Muluzi et de nombreux partenaires et collaborateurs du programme DREAM au Malawi.

La journée a été l’occasion de présenter à toutes les parties prenantes du programme DREAM les activités principales de ce dernier, les ressources dont il dispose, tant en termes d’équipements que de ressources humaines, et qu’il peut mettre au service du pays et des partenaires, ainsi que les résultats qu’il est convenu d’atteindre dans un futur proche.

DREAM œuvre depuis plusieurs années au Malawi, en particulier dans la lutte contre le VIH/SIDA, et il a récemment élargi son champ d’action à d’autres pathologies, comme les maladies cardiovasculaires, le cancer du col de l’utérus, le diagnostic et le traitement de la tuberculose, les hépatites, ainsi que d’autres pathologies non transmissibles.

Avec l’événement du mois d’août, on a voulu montrer que le programme peut contribuer à l’effort que tout le pays est en train de fournir pour améliorer la santé de ses habitants. En même temps, l’événement a été l’occasion d’informer les participants et de lancer un débat public sur des sujets particuliers comme le rôle des laboratoires dans la stratégie 90-90-90, la question des résistances au VIH et le rôle des laboratoires dans le traitement des hépatites.

Au cours de ces douze années d’activité au Malawi, DREAM a contribué de diverses manières à la lutte contre le SIDA, mais l’une de ses contributions majeures a été le développement d’un réseau de laboratoires de biologie moléculaire. La question du diagnostic et de son rôle dans la capacité à affronter les défis à venir était au cœur de l’événement. C’est pourquoi tous les invités ont montré un grand intérêt durant la visite du laboratoire, guidée par son responsable le docteur Richard Luhanga.

Le nouveau ministre de la santé, dans ce qui constituait l’une de ses premières visites officielles aux structures sanitaires du pays, a particulièrement salué le fait que l’événement, qui s’est déroulé dans un centre de santé et non dans une salle de conférence, a permis la rencontre humaine avec l’équipe du programme, pas seulement le personnel de santé, comme les techniciens de laboratoire, les médecins et les infirmiers, mais aussi les patients et les expert clients, le cœur des activités de DREAM. Dans son mot d’accueil, le ministre a réaffirmé la volonté du pays de rester leader dans l’innovation et de le faire avec des partenaires comme la Communauté de Sant’Egidio et le programme DREAM.

L’événement a été aussi une occasion précieuse pour renforcer les relations entre les principales organisations engagées dans le domaine de la santé comme UNAIDS, UNICEF, i CDC, la Clinton Health Access Inititative et les coopérations nationales de différents pays.

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