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Category Page: Corsi di formazione

Santé globale, formation et télémédecine en Afrique subsaharienne

Global health: a strategy to enhance patient care. Blantyre, Malawi. 17-21 novembre 2014.

Cardiologie, neurologie, angiologie, chirurgie, hépatologie, radiologie, maladies infectieuses avec une attention particulière portée à l’épidémie d’Ebola, mais aussi pathologies chroniques ordinaires en augmentation en Afrique subsaharienne où elles sont souvent ignorées, non diagnostiquées et donc non traitées. C’est de tout cela qu’il a été question à Blantyre au Malawi, grâce à une formation pour multi-spécialistes à laquelle ont participé des médecins du Malawi, de Tanzanie, du Kenya et du Mozambique, organisée par le programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio en collaboration avec GHT-Onlus (Global Health Telemedicine). Diffusé dans dix pays africains, DREAM soigne 250 000 patients infectés par le VIH/SIDA et a permis à ce jour à environ 26 000 enfants de naître sains de mères positives au VIH. Le programme est présent au Malawi avec treize centres de soin, trois laboratoires d’analyse et sert de support à vingt-quatre maternités du ministère de la santé avec le programme de prévention verticale pour le VIH.

Sur l’estrade, un petit groupe de spécialistes italiens : cardiologues, neurologues, infectiologues, internistes, hépatologues, dermatologues, angiologues et radiologues qui ont partagé leurs connaissances et expériences avec cinquante collègues d’Afrique subsaharienne. Le maire de Blantyre et des dirigeants du ministère de la santé du Malawi et de la National Aids Commission ont pris part à l’inauguration du séminaire.

Grâce au partenariat entre DREAM et GHT, il a été possible d’installer cette année huit centres de télémédecine au Malawi, en Tanzanie et au Mozambique. De ces pays proviennent via le Web des demandes de téléconsultation et de lecture d’électrocardiogrammes. Les réponses sont rapides et surtout, elles simulent un centre diagnostique et thérapeutique européen. Les centres de télémédecine envoient une description synthétique du patient, son histoire clinique et son examen objectif : électrocardiogramme, pression artérielle, rythme cardiaque et oxygénation du sang et, si cela est nécessaire et possible, analyses de sang.

Le spécialiste sollicité imagine un vrai patient devant lui et fournit les réponses demandées, en tenant compte des limites locales quant à la disponibilité des instruments diagnostiques et des médicaments.

En l’espace de quelques mois, plus de 1 200 consultations à distance sont parvenues des centres de télémédecine, réalisant un réseau qui a porté très loin « nos » connaissances quotidiennes et habitudes thérapeutiques.

A l’issue de la formation, réalisée grâce notamment aux fonds de GHT et de la CEI, deux nouveaux centres de télémédecine seront inaugurés, l’un à Blantyre, financé par l’association sans but lucratif « Nico i frutti del chicco », l’autre à Balaka, toujours au Malawi, donnant ainsi la preuve qu’un nouveau modèle de coopération est possible, à haut impact et à faibles coûts. Une alliance Nord Sud qui ouvre la perspective d’une meilleure santé pour l’Afrique.

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Communauté de Sant’Egidio et Congrégation des Filles de Charité : une alliance de dix ans pour les malades africains

La rencontre annuelle entre DREAM et le Conseil général des Filles de la Charité s’est déroulée à Paris il y a quelques jours.

Cette année représente une date historique. Cela fait dix ans, en effet, que la Congrégation des Filles de la Charité s’est engagée dans un partenariat avec la Communauté de Sant’Egidio, une communion placée sous le signe de l’alliance avec les plus pauvres et parmi ceux-ci, les nombreux malades du SIDA en Afrique. Partenariat réalisé grâce à la longue amitié du Père Robert Maloney, ancien Supérieur général des Vincentiens, avec la Communauté de Sant’Egidio.

DREAM a en effet été choisi par les Filles de la Charité comme un modèle de soin à répliquer dans les pays africains où elles vivent et travaillent. Les Sœurs vincentiennes ont été parmi les premières congrégations religieuses à croire dans la possibilité d’unir les forces pour lutter contre le SIDA en Afrique. Dans six pays d’Afrique subsaharienne (Mozambique, Nigeria, République démocratique du Congo, Cameroun, Kenya, Tanzanie), les centres de santé gérés par la Congrégation se présentent comme des lieux de soin et d’espérance qui œuvrent pour la résurrection de l’Afrique et de ses malades.

Une amitié effective et harmonieuse qui naît de la conscience de combien l’Afrique a besoin d’alliances au nom des pauvres pour apporter la paix et l’espérance sur un continent où les pauvres, et parmi eux les malades du SIDA, paient durement le prix de la culture du rejet et de la mondialisation de l’indifférence. La collaboration entre les Vincentiennes et Sant’Egidio, en partant des malades, représente un paradigme important. Une manière d’être communauté ensemble à partir des pauvres. Une manière de mettre ensemble ses forces, ses compétence, sa spiritualité, son humanité, sans confusion, mais sans séparation. Dans ce sens, un paradigme qui se réalise à partir des pauvres, en communiquant le don de la vie.

Les deux journées de rencontre à Paris ont été l’occasion d’aborder le thème de l’organisation des centres de santé et des laboratoires, mais aussi de réfléchir et de planifier les nouveaux défis pour l’avenir du soin des malades africains.

En même temps, la rencontre a été l’occasion d’un bilan global des dix années de travail ensemble. La Supérieure générale des Filles de la Charité, Sœur Evelyn Franc, a voulu remercier la Communauté de Sant’Egidio pour sa collaboration généreuse avec les religieuses ces dernières années dans les différents pays concernés. Elle a souligné à quel point ce service commun aux malades a apporté l’espérance et la joie à de nombreuses religieuses impliquées, renforçant leur vocation et le charisme de la Congrégation.

Sœur Evelyn Franc a également voulu mettre en évidence l’harmonie de pensée entre la Communauté de Sant’Egidio et le fondateur de la Congrégation, saint Vincent de Paul, qui disait aux Filles de la Charité : « Dix fois par jour, vous irez voir les pauvres et dix fois vous rencontrerez Dieu ». Tel est le charisme de nos deux communautés qui nous a rapprochés davantage, pour vivre avec joie une alliance avec les pauvres.

Sœur Jacqueline et Sœur Catherine, responsables de l’équipe DREAM pour la Congrégation ont manifesté leur stupeur, après une récente visite au Mozambique, en voyant la grande valeur des centres DREAM dans le pays. Elles ont en outre placé l’accent sur l’excellente collaboration avec le Ministère de la Santé du Mozambique qui a adopté le Programme comme modèle à répliquer dans les différentes provinces, puis ont raconté comment les religieuses impliquées dans le pays vivent cette alliance avec grande fierté.

La rencontre de Paris a représenté un grand moment de partage entre les deux familles, la famille vincentienne et la famille de Sant’Egidio, unies par une passion commune pour les pauvres et pour l’Afrique ainsi que par une vision non résignée sur les problèmes d’aujourd’hui, mais qui s’ouvre avec confiance à l’avenir.

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La formation, le premier défi

Soins et formation représentent les principaux défis du programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio en République de Guinée.

Samedi 15 mars s’est déroulée à Conakry, en Guinée, la remise des attestations à un premier groupe de personnels de santé formés dans le cadre d’une série de stages dont l’organisation a été confiée au programme DREAM par le CNLS (Comité National de Lutte contre le SIDA). Plus de 150 médecins, techniciens de laboratoires, infirmiers et agents de santé participeront au mois de mars à différents stages de formation, organisés grâce aux financements que le gouvernement guinéen a reçus du Fonds mondial. Le docteur Remi Lamah, Ministre de la santé de la République démocratique de Guinée, a pris part à la cérémonie ainsi que le secrétaire exécutif du CNLS, les ambassadeurs des pays européens et les représentants d’organisations actives dans le pays. Le ministre a fait part de sa considération et de son affection pour le programme DREAM et pour les excellents résultats qu’il a atteints dans le pays. Il a également salué l’organisation de la première session de formation de personnels de santé, qui s’est déroulée du 10 au 15 mars.

Bien que présentant des taux d’infection à VIH plus bas que d’autres pays d’Afrique subsaharienne, la Guinée souffre néanmoins d’une épidémie généralisée. Les services présents sur le territoire pour faire face à l’infection ne sont pas encore suffisants. De nombreuses zones du pays ne sont pas couvertes par la thérapie antirétrovirale et, du point de vue du diagnostic aussi, il existe encore beaucoup de carences. DREAM est présent à Conakry depuis 2006, avec plus de 3000 patients actuellement en soins. Outre le centre dans la capitale, DREAM a aussi apporté le soin et le diagnostic avancé dans les zones périphériques de Fassia et Dubreka. Aujourd’hui, DREAM est un point de référence important pour tout ce qui concerne la lutte contre le VIH dans le pays et entend étendre de plus en plus la collaboration avec tous les acteurs nationaux et internationaux.

Le stage a abordé les thèmes du diagnostic avancé de laboratoire dans l’infection à VIH, de la prévention de la transmission materno-infantile et les problématiques spécifiques du soin des patients pédiatriques et des patients présentant une co-infection avec tuberculose.

Provenant de toutes les provinces du pays, les participants ont fait part de différentes problématiques, liées à la faible disponibilité des médicaments et des instruments diagnostiques et au manque d’infrastructures. Mais le stage a aussi été une injection d’espérance : ceux qui travaillent dans les centres de santé éloignés de la capitale et parfois privés de contacts et d’outils se préparent à un avenir proche dans lequel il sera possible de soigner un plus grand nombre de malades et d’appliquer des protocoles de soins et un meilleur diagnostic tels qu’ils existent déjà à Conakry.

C’est pourquoi la cérémonie de clôture du premier stage a pris un ton festif et les participants ont reçu leurs diplômes de plusieurs mains (ministre, ambassadeurs, ONG et amis de Guinée), pour signifier que la bataille contre le SIDA ne pourra être remportée qu’avec une large synergie et dans la coordination des intervenants.

La formation est le premier défi, DREAM aide le pays à le remporter.

 

 

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Premier stage de formation pour activistes du programme DREAM

Le stage de formation pour activistes sur le thème « Vaincre le VIH-SIDA est possible : le programme DREAM » s’est tenu à Kinshasa du 30 janvier au 1er février en collaboration avec le programme national de lutte contre le SIDA et avec le programme multisectoriel de lutte contre le SIDA.

Le programme DREAM est présent au Congo RDC depuis 2009 avec deux centres de soin et deux laboratoires de biologie moléculaire, situé l’un à Mbandakà, la capitale de la province de l’Équateur, l’autre à Kinshasa, qui mettent à disposition de la population générale un traitement de qualité de la maladie, un monitorage complet de laboratoire (charge virale et comptage des CD4) et un soutien nutritionnel, entièrement gratuit. Il y a actuellement plus de 2 000 patients pris en charge par le programme.

Le programme est né au Congo grâce à la contribution du groupe « Assicurazioni Generali » et de l’association Enfants du Danube qui, depuis 2008, ont soutenu le programme. La Coopération italienne a soutenu DREAM pour les équipements de laboratoire des deux centres.

Le stage a remporté un grand succès et suscité un grand enthousiasme chez les activistes. « De ce que nous avons appris au stage, nous devrions en faire des manifestes dans les rues ! », ont notamment suggéré les participants. Le stage, le premier de ce type au Congo RDC, veut créer et faire grandir parmi les patients en traitement un premier groupe de témoins, éducateurs pairs pour soutenir les catégories les plus faibles. Le programme est dans une phase de grande expansion et s’enracine de plus en plus dans les grandes périphéries de la ville, gagnant des quartiers très éloignés et des dizaines de maternités. Nombreuses sont les associations de patients séropositifs qui ont participé, convaincues qu’il est possible de partir de l’expérience du programme DREAM pour travailler concrètement et donner une espérance aux nombreux malades qui attendent encore de pouvoir être soignés. Il y a en outre une grande demande de pouvoir bénéficier de soins de qualité au Congo et DREAM représente cette grande possibilité.

La situation des centres de soin et du réseau de laboratoires spécialisés dans le pays est, en effet, très insuffisante : les malades rencontrent des difficultés à trouver des soins et des médicaments, et les analyses de laboratoire ne sont souvent pas disponibles, et quoi qu’il en soit payantes. La présence du programme DREAM a redonné une grande espérance au pays et surtout aux malades. La joie et le bonheur d’être ensemble au stage étaient très évidents. C’est la contagion « positive » de la bonne nouvelle qu’à Kinshasa aussi le SIDA signifie ne plus être seuls à l’affronter. Le stage a traité les aspects épidémiologiques et cliniques de la maladie, fournissant une solide formation à ceux qui seront les premiers témoins du programme. « Aujourd’hui, nous savons plus de choses que les médecins et les infirmiers ! », ont dit les participants à la fin du stage. « Il y avait besoin de DREAM et de la Communauté. Merci ! »

L’ambassadeur italien au Congo et le directeur national adjoint du programme national ont finalement remis à chacun des participants le diplôme de participation.

Une très belle prière pour les personnes malades a conclu le stage, avec un nouveau rendez-vous dans un mois.

DREAM recueille aujourd’hui déjà de nombreuses demandes de collaboration provenant notamment d’autres organisations présentes sur le terrain et engagées dans la lutte contre le SIDA, surtout pour la possibilité d’utiliser les laboratoires de biologie moléculaire pour garantir un monitorage correct des patients en traitement.

Le programme DREAM pour les trois prochaines années sera soutenu par la fondation « Assicurazioni Generali », qui, reconnaissant la haute valeur et le grand impact du programme, a voulu garantir une aide importante.

 
   

 

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La Communauté de Sant’Egidio et la Famille vincentienne alliées contre la culture du rejet et de l’indifférence

Au début du mois de décembre s’est tenu à Rome un stage de formation du programme DREAM auquel ont participé les responsables des centres DREAM des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul ainsi que des représentants de leur personnel socio-sanitaire, provenant de six pays africains : Mozambique, République démocratique du Congo, Kenya, Nigeria, Cameroun et Tanzanie. Le stage, qui s’est déroulé dans les salles de l’hôpital San Gallicano, siège central du programme, a également vu la participation d’une délégation de religieuses provenant de la maison-mère de la rue du Bac ainsi que celle du Père Robert Maloney, qui a été pendant de nombreuses années supérieur général des Pères vincentiens et administrateur de l’ « Accord de collaboration sur le programme DREAM » signé en 2005 à Paris entre la Communauté de Sant’Egidio et les Sœurs de Saint-Vincent.

C’est justement la communion entre la Communauté de Sant’Egidio et la Famille vincentienne qui a constitué le cœur de ce stage. Une communion placée sous le signe de l’alliance pour les plus pauvres, et parmi eux les nombreux malades du SIDA en Afrique. A l’ouverture du stage, Andrea Riccardi, qui a prononcé le mot d’accueil et salué les délégations des différents pays, a mis en évidence à quel point l’Afrique a besoin d’alliances au nom des pauvres pour apporter la paix et l’espérance sur un continent où les pauvres, et parmi eux les malades du SIDA, paient durement le prix de la culture du rejet et de la mondialisation de l’indifférence. La collaboration entre les Sœurs de Saint-Vincent et Sant’Egidio, en partant des malades, représente en effet un modèle important : une manière de faire communauté ensemble en partant des plus pauvres, une manière de mettre ensemble les forces de chacun, les compétences de chacun, la spiritualité et l’humanité de chacun, sans confusion, mais sans séparation. Dans ce sens, c’est un modèle qui se réalise à partir des pauvres, communicant le don de la vie.

Le stage a abordé les nombreux défis pour l’avenir du soin des malades africains infectés par le VIH/SIDA : de meilleurs protocoles pour une prévention de plus en plus efficace de la transmission de la maladie de la mère à l’enfant, la nécessité de fidéliser de plus en plus les malades afin qu’ils effectuent bien le traitement contre le virus VIH et contre la tuberculose, maladie de plus en plus répandue en Afrique avec une issue trop souvent mortelle.

Au cours des journées de stage, il a également été question de l’organisation des centres de soin et des laboratoires, de l’utilisation de la télémédecine, de la prévention des malades cardiovasculaires et des tumeurs, de même qu’ont été approfondis certains aspects pratiques tels que l’utilisation des systèmes d’énergie solaire dans les centres situés dans les régions rurales ou de l’utilisation des programmes informatiques pour la gestion des malades, afin de permettre un meilleur suivi.

Durant le stage, des visites ont également été organisées pour présenter certains services de la Communauté de Sant’Egidio présents dans des lieux proches : le restaurant pour les pauvres, la maison pour les malades, la maison des personnes âgées, l’exposition d’art des Amis.

Les conclusions du stage ont été présentées par la supérieure générale des Filles de la Charité, Sœur Evelyne Franc, venue de Paris qui, tout en remerciant la Communauté de Sant’Egidio pour sa collaboration généreuse avec les religieuses dans différents pays, a mis en évidence deux points fondamentaux : la nécessité de respecter les malades en leur offrant le meilleur et un engagement professionnel continu qui trouve précisément sa gratification dans le travail en faveur des pauvres. 

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Malawi, Blantyre – DREAM implémente un programme innovant pour le soin et l’assistance des femmes enceintes en collaboration avec le gouvernement du Malawi.

Le Comité national du Malawi pour la lutte contre le SIDA (NAC) a approuvé en février 2013 un programme élaboré et présenté par le programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio pour l’implémentation dans quatre districts du pays d’un plan innovant pour le traitement, le soin et l’assistance des femmes suivies dans le cadre du programme national de prévention verticale (PMTCT) de la transmission du virus VIH.

Comme on le sait, le Malawi a fait des choix importants et courageux pour combattre le VIH en adoptant l’option B+ qui prévoit l’administration d’antirétroviraux à vie aux femmes enceintes séropositives, indépendamment des conditions cliniques. Ce protocole permet de réduire le nombre des contaminations aux nouveau-nés et contribuera rapidement, nous le souhaitons, à diminuer la diffusion du virus dans le pays.

Le programme DREAM a été le premier à mettre en place ce protocole en Afrique et a été choisi par le gouvernement pour collaborer avec lui et relever les défis qui se présentent dans cette nouvelle phase de lutte contre la pandémie.

Aujourd’hui l’objectif principal est de réussir à maintenir les femmes en soin toute la vie et de commencer précocement le traitement chez les enfants qui naissent séropositifs.

Avec ce programme, l’expérience décennale de DREAM se met au service du pays en organisant la logistique pour la collecte et le transport des prélèvements en vue du diagnostic précoce des nouveau-nés (DBS) provenant de quatre districts. Les échantillons seront analysés dans le laboratoire du centre DREAM de Blantyre qui envoie aux centres de santé dans un délai d’une semaine les réponses à communiquer aux mères de nouveau-nés.

Expliquer aux femmes l’importance de soumettre les nourrissons au test, avoir un laboratoire efficient et être assuré que les mères reçoivent les résultats reste encore un défi à relever. Pour donner un exemple, dans le seul district de Blantyre, l’un des plus grands par le nombre d’habitants et la prévalence de personnes contaminées, en 2012, seuls cinq enfants exposés sur cent (5 %) réussissaient à faire le prélèvement pour le diagnostic précoce.

Un des points clés du programme est l’implication des experts clients (activistes) : il s’agit de patients actuellement en traitement qui sont conscients de l’importance de l’adhérence aux soins et qui, après avoir reçu une formation spécifique, se chargent d’être médiateurs entre le centre de santé et la population, en encourageant les femmes et en les soutenant dans le soin des nouveau-nés.

Le projet, dans u

ne première phase préparatoire, a besoin de rencontres dans les districts pour faire connaître les objectifs du programme aux autorités politiques et socio-sanitaires de la région.

L’étape suivante a consisté à visiter les maternités impliquées et à organiser la logistique pour la collecte des prélèvements et le transport des échantillons sanguins.

Ces derniers mois, deux stages de formation pour experts clients ont été organisés respectivement dans les districts de Blantyre et de Balaka et l’on a sélectionné parmi les participants les personnes qui seront employées dans les maternités pour épauler le personnel de santé dans son travail.

Le programme est officiellement lancé depuis le 15 juillet et l’on prévoit qu’il tournera à plein régime d’ici la mi-octobre.

Le 7 septembre 2013, a eu lieu la première rencontre avec le personnel de santé des maternités (infirmiers et conseillers), pour évaluer ensemble les progrès du programme, analyser les problèmes rencontrés et déterminer des solutions partagées.

L’obtention des résultats prévus est facilitée par le personnel de santé de DREAM, impliqué dans les visites de supervision et de support faites à un rythme mensuel.

Deux mois environ après le lancement du programme, ce sont presque 1000 échantillons sanguins qui ont été analysés avec les réponses communiquées aux mères dans les centres de santé.

Avec ce programme, financé par le gouvernement du Malawi, DREAM aide le pays à tracer une route pour offrir des services plus efficients et surtout plus proches de la population. Le traitement du SIDA se révèle être une opportunité pour collaborer et construire ensemble un système de santé plus humain, accessible et proche des personnes malades.

 

 
   

 

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