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Un nouveau laboratoire de biologie moléculaire à Chokwe, au Mozambique

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Le 12 mars dernier a été inauguré, en présence de la ministre de la santé, le nouveau laboratoire de biologie moléculaire de Chokwe, lié au centre DREAM et géré par les Filles de la Charité (FDLC).
Le centre DREAM de Chokwe, qui a une très longue histoire de soin des malades du SIDA dans le sud du Mozambique, a été, grâce à la Communauté de Sant’ Egidio, l’un des premiers hôpitaux dans le pays à traiter les patients avec les antirétroviraux dans une zone présentant la plus haute prévalence du virus VIH. Il compte aujourd’hui plus de 9 000 patients en traitement.
Sœur Maria Elisa, médecin, l’a bien expliqué. Dans son discours, elle a évoqué le début des années 2000 où elle voyait mourir ses patients hospitalisés pour des tuberculoses et qui ne guérissaient pas malgré les traitements antituberculeux : « nous avons commencé à soumettre ces patients au test du VIH et avons découvert que, pour pouvoir les sauver, nous avions besoin de traitements plus efficaces ; le seul traitement antituberculeux n’était plus suffisant. Pour traiter le VIH, à cette époque, nous n’avions rien : seulement des compresses de patate africaine ». C’est ainsi que les Filles de la Charité s’unissent au programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio en 2002, dans une alliance qui impliquera par la suite différents pays d’Afrique et qui, jusqu’à ce jour, a sauvé des milliers de vies.
160312 Chokwe 12La responsable des Filles de la Charité, Sœur Catherine, était présente à l’inauguration. Elle a rappelé que l’excellence de DREAM a toujours constitué une stimulation à chercher les soins et le diagnostic à haut niveau pour les patients et à concevoir une médecine qui puisse apporter une réponse de qualité à la demande de soin de beaucoup de malades.
D’où le souhait de voir se créer un grand laboratoire, de très haut niveau, qui soit un laboratoire de référence pour tout le pays dans le diagnostic avancé de la tuberculose, du SIDA et de bien d’autres pathologies.
Les paroles de la ministre de la santé Nazira ont été des paroles de remerciement, mais aussi de considération pour le travail réalisé ces dernières années pour les patients et pour le pays. Cette belle alliance entre les FDLC, DREAM et le ministère de la santé est la bonne réponse aux défis des pandémies en cours et nous avons de plus en plus besoin de lutter ensemble pour les combattre.

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Visite du haut-représentant de l’Union européenne Federica Mogherini à la Communauté de Sant’Egidio à Maputo

La visite officielle à la Communauté de Sant’Egidio de Federica Mogherini s’est déroulée hier au centre DREAM « para a criança » dans le centre de Maputo. Le haut-représentant s’est entretenu une heure environ avec les médecins, les patients et les enfants. Elle a posé beaucoup de question et écouté tout le monde. Accueillie par une danse traditionnelle exécutée par les activistes de DREAM, elle a remercié la Communauté de Sant’Egidio pour son travail pour la paix et a souligné que DREAM est une lutte pour les droits, en particulier les droits des femmes. Federica Mogherini a visité ensuite le centre DREAM et le laboratoire de biologie moléculaire avant de conclure sa visite par une rencontre avec les responsables de DREAM et de BRAVO au Mozambique en présence de l’ambassadeur italien au Mozambique et du représentant de l’UNICEF dans le pays. Les droits, les femmes, la paix, les thèmes au cœur de la rencontre sont ceux pour lesquels Sant’Egidio œuvre depuis des années au Mozambique avec DREAM, BRAVO et le travail pour la paix.

 

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L’histoire qui se termine bien d’un enfant des rues

Nous publions l’histoire de Francisco, telle que nous l’ont racontée Josefa, Julia, Fatima et Odette, activistes du centre nutritionnel DREAM de la Communauté de Sant’Egidio de Beira, au Mozambique.

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« Nous avons rencontré Francisco* en juin 2015, quand il était encore un enfant des rues, au moment où nous avons commencé à accueillir dans le centre nutritionnel de Beira les enfants et adolescents qui vivaient sur les places du centre-ville.

La rue est une réalité très dure pour un trop grand nombre d’enfants à Beira : quand ils n’ont plus de famille, ils sont souvent livrés à eux-mêmes et circulent dans les rues en guenilles, affamés et exposés à tous les dangers. Nous nous sommes demandé ce que nous pouvions faire pour eux, aussi avons-nous commencé à leur offrir la possibilité de prendre une douche, de changer de vêtements et de manger un repas complet. Cela n’a pas été facile car la vie dans la rue rend dur et indifférent, même des enfants, mais la douceur et l’affection maternelle les ont conquis. Le bouche-à-oreille a fonctionné et le centre nutritionnel est devenu de plus en plus une maison et un point de repère qui accueille et qui aide, mais surtout qui écoute et qui accompagne au milieu des difficultés.

Quelquefois nous avons réussi à retrouver la famille d’origine des enfants et à leur faire quitter la rue.

Francisco est l’un d’entre eux et son histoire mérite d’être racontée. Il est né dans la localité de Nhamatanda dans la province de Sofala. Ils étaient sept à la maison : deux sœurs plus âgées, deux frères, Francisco, son père et sa mère. Comme cela arrive souvent en Afrique, les enfants se retrouvent vite orphelins de la mère, et le père, incapable de s’occuper des enfants, se met à la recherche d’un parent auquel les confier. Le père de Francisco décide finalement de confier les deux fillettes à une tante de Nahmatanda, mais il abandonne les garçons, sans doute convaincu qu’ils auraient de toute façon dû se débrouiller seuls. Ainsi abandonne-t-il les trois garçons dans trois villes différentes de la province.

Francisco avait 7 ans, et il se souvient encore très bien de ce terrible moment : lui et son père arrivent le soir sur la place principale, lui se sent dépaysé et apeuré dans une ville immense et inconnue comme Beira et son père qui lui dit d’attendre son retour et qui s’en va. Cinq ans plus tard, lorsque nous l’avons rencontré, Francisco avait 12 ans et n’avait plus jamais revu ni son père ni ses frères.

Cinq années dans les rues de Beira, c’est beaucoup. Chaque jour apporte son lot d’inconnu. On erre dans la ville à la recherche de quelque chose à manger ; on demande de l’argent aux passants, mais c’est une lutte quotidienne, et Francisco réussit à la mener chaque jour pendant cinq ans.

Or, vers la fin de l’année 2015, survient quelque chose d’inespéré qui ramènera Francisco chez lui.

Beira, Centro polivalenteAvec le temps, Francisco noue des amitiés avec d’autres enfants des rues, demande l’aumône et quelqu’un s’arrête même pour parler avec lui. Il fait ainsi connaissance avec un jeune de Nhamatanda, qui se trouve à Beira pour une courte période. Quand ce jeune retourne chez lui, il raconte à ses amis qu’il a rencontré un enfant originaire lui aussi de Nhamatanda et vivant d’expédients à Beira. L’histoire fait le tour de la localité et, dans les petits pays, on se connaît tous. Ainsi, la nouvelle arrive aux oreilles d’une sœur de Francisco restée avec sa tante.

Malgré les difficultés économiques pour affronter le voyage et s’aventurer dans une ville inconnue, la sœur décide de partir à la recherche de cet enfant pour vérifier s’il s’agit bien du frère dont on ne sait plus rien. L’espoir est faible, mais elle ne se laisse pas abattre et part à sa recherche.

Arrivée à Beira, elle doit se rendre à l’évidence que la ville est grande et que trouver Francisco n’est pas une mince affaire. Elle demande des informations, cherche partout, mais sans le trouver. Après trois jours de recherches, elle est sur le point d’abandonner tout espoir de le retrouver, quand des passants lui indiquent le centre nutritionnel de la Communauté de Sant’Egidio. Là-bas, de nombreux enfants des rues trouvent un repas chaud et un endroit accueillant, pourquoi ne pas tenter de leur demander ?

Centro nutrizionale polivalente 2011, bambini cibo (1)Elle se précipite alors vers le lieu qui lui avait été indiqué, entre et commence à nous expliquer son histoire. Tandis qu’elle nous parle, l’expression de son visage change, elle s’arrête et appelle : Francisco ! Francisco venait d’arriver pour déjeuner. Il était distrait, mais il se retourne aussitôt et reconnaît sa sœur, ce n’était plus une enfant, mais c’était bien elle. Il est difficile de décrire l’émotion qui s’empara de toutes les personnes présentes lorsqu’elles virent le frère et la sœur tomber dans les bras l’un de l’autre, mêlant larmes et sourires, mais heureux de s’être retrouvés au bout de cinq ans.

Au centre, nous avons tous pris part à cette joie, car Francisco a pu retourner à Nhamatanda avec sa sœur. Maintenant, il habite chez elle avec elle : il n’est plus un enfant des rues, mais un garçon qui vit avec sa famille dans son village.

L’histoire de Francisco est une histoire dure. L’abandon a profondément marqué cet enfant, mais l’accueil du centre nutritionnel et la détermination de la sœur l’ont sauvé physiquement et ont commencé à guérir son âme. A présent, Francisco et sa sœur veulent chercher les deux autres frères dont ils sont sans nouvelle. Quant à nous, nous continuons à nous occuper des enfants des rues qui s’adressent à nous et à les aider comme nos enfants : ce sont une quarantaine d’enfants et d’adolescents à qui nous apprenons aussi à lire et à écrire, car aucun d’entre eux n’est jamais allé à l’école. Mais le plus grand espoir, c’est de les arracher tous à la rue et de trouver pour chacun une famille qui puisse les accueillir ».

 * le prénom a été modifié

Il centro nutrizionale all'interno del centro Polivalente DREAM di Beira, Mozambico

Il centro nutrizionale all’interno del centro Polivalente DREAM di Beira, in Mozambico

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Les activistes de DREAM avec les personnes âgées pour le Noël de la Miséricorde

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Maputo, Mozambique. L’Institut des services sociaux de la ville se trouve à la sortie de Maputo à Lhanguene, à côté de l’hôpital Josè Macamo. Il s’agit de la seule institution publique pour personnes âgées de la capitale mozambicaine. Une trentaine de personnes âgées vivent dans deux petits bâtiments séparés par une cour en béton, tant des hommes que des femmes, des personnes dans une situation d’extrême pauvreté qui trouvent là un refuge et de quoi manger. L’institut remplit également la fonction d’hébergement temporaire pour les enfants des rues ou les jeunes filles enceintes ou avec de jeunes enfants à charge.

Les journées sont longues, surtout pour les personnes âgées aveugles ou alitées. C’est la raison pour laquelle Maria, Beatriz, Pedro, Afonso et tous les autres résidents attendent avec angoisse les visites des activistes de DREAM et des Jeunes pour la paix qui leur apportent régulièrement leur affection, leur compagnie et de l’aide matérielle.

Le dernier jour de l’année a constitué un moment spécial, car les activistes sont arrivées les bras chargés de cadeaux : tissus colorés –capulane-, foulards, dentifrice, savon…, puis rasoirs pour les hommes, crèmes et parfums pour les femmes.

Les couleurs vives des capulane, le goûter et la fête ont couronné ce moment de joie et d’amitié. Le Noël de la Miséricorde se poursuit et rejoint un grand nombre de personnes même dans les endroits les plus dissimulés.

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Mozambique : DREAM 2.0 à Estaquinha pour la santé des femmes porteuses du VIH

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La santé et la promotion de la femme est l’un des principaux objectifs du programme DREAM 2.0, avec lequel la Communauté de Sant’Egidio a non seulement réalisé des actions pour améliorer l’assistance sanitaire pour les femmes porteuses du VIH, mais a fait d’un grand nombre d’entre elles des protagonistes incontournables dans le conseil, l’éducation par les pairs et la lutte contre la stigmatisation par la force de leur témoignage et de leur rôle dans la société africaine. C’est dans cette perspective que s’est développé ces derniers mois (et que se terminera le 31 octobre prochain) le projet « Saving HIV positive mothers in Mozambique » soutenu par le programme « Merck for Mothers ». Parmi les résultats les plus importants, le lancement des activités d’assistance technique du programme DREAM au sein du centre de santé Estaquinha, dans la province de Sofala.

Plus de 600 médecins, infirmiers, techniciens et biologistes mozambicains ont été formés ces trois dernières années pour améliorer les services offerts à des milliers de femmes enceintes porteuses du VIH qui vivent dans la région de Maputo, Matola et dans les provinces de Sofala et Gaza.

L’un des défis relevés par le projet était d’impliquer le plus possible les ressources humaines et les centres de soin et d’assistance du Service national mozambicain, dans l’optique de répondre au besoin de personnels de santé spécialisés dans le traitement de la pandémie du VIH/SIDA et en particulier la santé materno-infantile. En plus des sept centres de soin DREAM, trois maternités publiques de Chalocuane, Macìa et Chicumbane ont été impliquées.

estaquinha_2Début 2015, une quatrième maternité publique a été identifiée dans la province de Sofala, où mettre en œuvre un processus d’intégration entre service prénatal, soins materno-infantiles et programme pour l’élimination de la transmission du virus VIH de la mère à l’enfant (EMTCT). Le centre de santé d’Estaquinha, implanté dans le district de Bùzi, est géré par le ministère de la Santé mozambicain et par une association appelée ESMABANA. Situé à 180 km environ de la ville de Beira, le district compte 35 800 habitants, pour la plupart employés dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Du fait notamment du faible taux d’alphabétisation, on recense beaucoup de grossesses précoces et de nombreux cas de VIH, de tuberculose et de malaria. En 2014, cette maternité avait procédé à 1 350 accouchements. Le nouveau plan du gouvernement mozambicain pour combattre le VIH/SIDA prévoit la réalisation de points de santé dans lesquels, outre l’assistance sanitaire de base, seront offerts en un même lieu des services pour les personnes qui vivent avec le VIH/SIDA, dans l’objectif de simplifier l’accès aux soins et d’étendre la couverture du traitement antirétroviral.

En avril 2015, comme cela s’était passé pour tous les autres centres impliqués dans le projet financé par « Merck for Mothers », ont commencé les activités de formation du personnel lesquelles ont été mises en place à la suite d’une analyse des besoins de formation des personnels et l’équipement des salles dédiées à l’EMTCT. Les principaux thèmes ont été liés aux lignes directrices de l’OMS relatives aux femmes enceintes séropositives, à l’utilisation du programme de gestion des patients et de collecte des données DREAM_S et à l’approche intégrée de la Communauté de Sant’Egidio d’une maladie comme le VIH (intégration alimentaire, monitorage diagnostique de haute qualité, soutien psycho-social).

En août 2015 ont commencé les véritables activités de soin avec la supervision technique d’une équipe provenant du centre DREAM de Beira composée de cliniciens et d’experts clients. Pendant deux semaines, les superviseurs ont suivi les activités d’accueil des femmes enceintes, de tests et de counselling bénévole, le lancement du programme EMTCT, le monitorage diagnostique, les activités de contrôle de l’adhésion et de la rétention au programme. En deux mois et demi d’activité, près de 300 femmes ont subi le test et 34 d’entre elles sont entrées dans le programme EMTCT car séropositives.

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Visite de la délégation du ministère italien des Affaires étrangères italien au centre « para a Criança » de Maputo

20150723_121511Le centre DREAM « para a Criança » de Maputo, réalisé par la Communauté de Sant’Egidio dans le cadre du programme DREAM, a reçu la visite d’une délégation du ministère italien des Affaires étrangères guidée par le sous-secrétaire Mario Giro. Durant la visite, le travail du programme dans le pays a été expliqué dans ses différents aspects : le diagnostic moléculaire, la prévention verticale, le soin du SIDA. On a en même temps présenté l’élargissement de DREAM du soin du VIH/SIDA, qui l’a caractérisé ces treize dernières années dans le cadre de son engagement en Afrique, à un programme de santé global, DREAM 2.0, pour la prévention et le traitement de nombreuses autres pathologies qui affligent la population africaine : cancers, hépatites, maladies cardiovasculaires, diabète, tuberculose, anémies.
La délégation a fait part de son intérêt et a salué le travail accompli ainsi que les succès obtenus

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