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Category Page: Repubblica di Guinea

Un nouveau centre DREAM sera construit dans la ville de Dubreka grâce au financement de l’ambassade du Japon en Guinée

Le 15 mars un accord a été signé entre l’ambassade du Japon et la Communauté de Sant’Egidio pour la construction d’un nouveau centre DREAM dans la ville de Dubreka. Il s’agit d’une ville située à 60 km environ de Conakry, la capitale. L’urbanisation intense de la périphérie de Conakry inclut progressivement cette ville dans le tissu urbain. Les coûts élevés des loyers en ville incitent un grand nombre d’habitants à chercher un logement de plus en plus loin du centre de Conakry et la préfecture de Dubreka, au départ plutôt rurale, vit actuellement une grande expansion démographique.

DREAM a commencé à travailler dans cette préfecture il y a sept ans, quand, grâce à une petite contribution d’ONUSIDA, il a été décidé de louer et de restaurer une petite construction. Le projet ONUSIDA, conçu pour garantir à une trentaine de femmes positives le programme de prévention de la transmission du virus VIH de la mère à l’enfant, a pu s’élargir petit à petit à plus de 300 patients soignés aujourd’hui gratuitement avec DREAM. Le petit centre a été inauguré en septembre 2011 par la Première Dame et accueilli comme une fête par la population locale.

Actuellement, le centre est ouvert une fois par semaine s’insérant dans le réseau des centres « satellites » créés par DREAM pour toucher les patients éloignés du centre de Conakry (un second centre se trouve dans la préfecture de Coyah et un autre est intégré dans une maternité dans le quartier de Matoto à Conakry). Tous ces centres peuvent profiter du travail du laboratoire de biologie moléculaire, situé dans le centre principal à Conakry, avec un transport quotidien des échantillons sanguins et des équipes médicales mobiles qui garantissent le même standard de consultations et la délivrance de médicaments à tous les centres.
L’objectif de renforcer la présence dans ces lieux et particulièrement à Dubreka pourra se réaliser par la construction de ce nouveau centre, garantissant une plus grande stabilité et une présence quotidienne auprès des patients de cette zone.
Le centre sera construit sur un terrain acquis il y a plusieurs années grâce à un don. Sa construction était attendue depuis un certain temps faute de soutien. La signature de cet accord marque le point de départ de ce projet. La fin des travaux est prévue d’ici douze mois.
La cérémonie qui s’est déroulée dans la résidence de l’ambassadeur Hisanobu Hasama a vu la participation de plusieurs représentants des institutions qui ont accompagné l’histoire de cette présence de DREAM à Dubreka et plus généralement en Guinée : la représentante d’ONUSIDA en Guinée, Mme le docteur Dado Syd Gnakassi, le représentant de la Fondation de la Première Dame, Mme Traoré, le secrétaire de la nonciature apostolique en Guinée, le coordinateur du programme national de prise en charge sanitaire du VIH/SIDA représentant le ministère de la santé. Ce fut donc l’occasion de remercier ceux qui, à différents titres et de diverses manières, ont soutenu les efforts de DREAM pour offrir gratuitement des soins de qualité surtout aux patients les plus éloignés du centre de la capitale. Un remerciement a été adressé en particulier à la contribution offerte au programme DREAM au cours de ces années par la conférence épiscopale italienne, fonds du « 8 per Mille », et par la Papal Foundation, tout comme le Japon qui a bien évidemment été remercié pour cette nouvelle collaboration
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Les liens avec ce pays se renforcent en Guinée après les projets lancés au Mozambique par l’intermédiaire de l’ambassade du Japon à Maputo, qui a rendu possible la construction du centre de santé dédié aux femmes à Matola tandis que s’achèvent les travaux pour un nouveau centre DREAM dans le quartier de Zimpeto.

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DREAM 2.0: Prévention des cancers chez la femme en partenariat avec la fondation Veronesi

DREAM est présent depuis plus d’une dizaine d’années en Guinée dans la lutte contre le SIDA, et l’approche de DREAM a toujours consisté à mettre au centre de ses efforts le patient, l’homme et la femme non pas en tant que malades, mais en tant que personnes, ayant chacune ses besoins propres et ses caractéristiques. Le soin du SIDA et des pathologies corrélées a permis à de nombreuses personnes de comprendre qu’il est possible de bien vivre avec le SIDA, aux femmes de donner naissance à des enfants en bonne santé et de garder leurs forces pour prendre soin d’eux. L’attention portée à la femme est prioritaire pour de nombreuses raisons, tant parce qu’elle est la première victime de la maladie (bien plus de la moitié des patients sont des femmes) que parce qu’à travers elle, davantage consciente de sa responsabilité envers sa famille, il est possible de toucher la cellule familiale, les enfants et enfin les partenaires.

C’est de cette attention commune à la santé de la femme qu’est née l’alliance avec la fondation Veronesi qui a permis de former un médecin spécialisé dans le diagnostic du cancer du sein et l’envoi d’un échographe, équipé de sondes adaptées pour d’autres examens.

En Guinée, le diagnostic est coûteux et difficile à obtenir. Ainsi, dans la perspective de DREAM 2.0, les médecins qui travaillent dans les centres DREAM ont eu la possibilité d’appréhender cet outil et de s’ouvrir à la perspective d’offrir aux patients d’autres possibilités de diagnostic et de soin.

Une fois vérifié le bon fonctionnement de l’appareil, tous les médecins travaillant pour le centre ont été formés en théorie et en pratique sur l’échographe.

La procédure a inclus un test préalable et un test final pour évaluer l’impact de la présentation théorique, mais surtout l’intérêt pour cette forme de diagnostic innovante dans nos centres.

L’enthousiasme a été grand et, après une explication suffisamment complète de l’appareil, tous ont pu essayer personnellement son utilisation passant à tour de rôle de la fonction d’opérateur à celle de patient.

Cette courte formation a été suffisante pour montrer combien, dans la population guinéenne, les problèmes de thyroïde sont fréquents. De fait, le screening effectué pendant la formation a confirmé le fait que, chez deux membres du personnel ayant des antécédents familiaux avec des problèmes de thyroïde, l’une est positif, l’autre négatif mais avec présence d’altérations. La formation à l’utilisation de cet outil diagnostique se poursuivra dans les prochains mois, en se focalisant surtout sur le screening des cancers chez la femme.

DREAM 2.0 continue d’élargir son offre diagnostique par la prise en charge complète des patients, avec les meilleurs outils et grâce au soutien de partenaires experts tels que la fondation Veronesi.

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Energie solaire pour le centre DREAM en Guinée. L’engagement de la Communauté de Sant’Egidio en faveur d’un meilleur environnement se poursuit

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2015 a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés de température en 1880.
Elle a battu ce record peu enviable en l’arrachant à celui de l’année précédente, 2014.
Elle ne l’a pas battu nettement, mais avec une marge significative et, pour la première fois, la température globale a été de 1°C plus élevée que celle enregistrée par rapport à l’ère préindustrielle. Et ce n’est pas fini : le WMO annonce que la tendance se poursuivra dans les premiers mois de l’année 2016, rendent bientôt très probable un nouveau record des températures pour cette année.

Le plus frappant, c’est la rapidité du changement climatique induit par le réchauffement global. Les causes sont multiples, mais assurément l’activité de l’homme, comme le rappelle le pape François, figure parmi les principaux responsables.

‘Il existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d’un réchauffement préoccupant du système climatique. Au cours des dernières décennies, ce réchauffement a été accompagné de l’élévation constante du niveau de la mer, et il est en outre difficile de ne pas le mettre en relation avec l’augmentation d’événements météorologiques extrêmes, indépendamment du fait qu’on ne peut pas attribuer une cause scientifiquement déterminable à chaque phénomène particulier. L’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre ce réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l’accentuent. Il y a, certes, d’autres facteurs (comme le volcanisme, les variations de l’orbite et de l’axe de la terre, le cycle solaire), mais de nombreuses études scientifiques signalent que la plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde de nitrogène et autres) émis surtout à cause de l’activité humaine .’ [Laudato si’–23]

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Les effets se font ressentir dans le monde entier et nous, de DREAM, nous les touchons du doigt en Afrique.

La faible ou la mauvaise distribution des précipitations provoque des destructions et la faim.

Plusieurs pays africains sont aussi en situation de risque alimentaire à cause du changement climatique drastique. Nous l’avons vu et nous le voyons encore cette année au Malawi, pays qui nous est cher.

Entre autres secteurs, celui de la production d’énergie, également accusé de contribuer au réchauffement global, en subit les effets.

solar_5Pour la première fois, en octobre dernier, la Tanzanie a dû arrêter la totalité de ses installations hydroélectriques. Non pas pour des raisons de manutention, mais du fait du manque d’eau. Un effondrement soudain et important de la production nationale d’énergie (moins 35 % en quelques jours) a laissé de vastes zones du pays dans le noir pendant plusieurs heures par jour.

solar_6Dans le Malawi voisin, cela ne se passe pas mieux. Les tristes conséquences de la baisse de production d’électricité se sont fait ressentir dans le domaine de la santé. Les capacités opérationnelles déjà précaires des structures sanitaires et des hôpitaux sont mises à dure épreuve par les continuelles coupures de courant. Arrêt des dispositifs vitaux, impossibilité d’effectuer des diagnostics de laboratoire et blocage des services d’opération ont été la cause directe de décès.

L’Afrique grandit et avec elle, les attentes de la population africaine, tant urbaine que rurale. L’Afrique a de plus en plus besoin d’énergie, si possible propre et issue de sources renouvelables, si possible sans avoir à affronter le problème avec l’attitude prédatrice et inconsidérée des pays d’ancienne industrialisation.

DSCN0369Le programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio continue son chemin de réduction de l’empreinte écologique de ses centres de soin.

Grâce à plusieurs sponsors, le chemin commencé il y a quatre ans au Malawi s’est poursuivi cette année aussi en Guinée, à Conakry.

Franco Dal Dosso, entrepreneur italien dans le secteur du vêtement de sport et de la mode, a concrétisé un rêve caressé depuis de nombreuses années : la mise en place d’une installation pour la production d’énergie solaire dans le centre DREAM à Dixinn-Conakry.

L’expérience développée dans les années passées et la collaboration avec une autre excellence italienne, la Riello-Aros Solar Division, nous a conduits à installer à Conakry la même technologie « hybride » que celle déjà expérimentée avec succès au Malawi.

30 kw de panneaux solaires alimentent les services essentiels (laboratoire d’analyses, réseau PC, services ICT, réserves pharmaceutiques et de réactifs, freezer, traitement de l’air) du centre de soin DREAM. Le système Aros Solar gère les différentes sources d’énergie : panneaux FV, assemblage en batterie, réseau urbain, générateur diesel. La priorité est clairement donnée au solaire. Quand il n’y a pas ou pas suffisamment de soleil, le système puise automatiquement l’énergie d’autres sources disponibles, laissant en dernier recours le générateur diesel.

solar_7La collaboration technique sur site avec AMC Guinée, qui s’est occupée de la mise en place de l’installation, a été une agréable surprise. Sous la supervision des techniciens de DREAM, le travail a été rapide et précis. Il n’arrive quasiment jamais que le premier test soit le bon, mais l’implantation installée à DREAM-Conakry nous a surpris : connexion, accès … tout fonctionne !!

Après le premier mois de monitorage de l’installation électrique, les résultats sont plus que bons. La réduction de l’utilisation du générateur diesel frôle les 80 % et le recours au gasoil s’est réduit en proportion. D’une première comparaison avec les chiffres d’avant le lancement de l’équipement solaire, il résulte une réduction supérieure à 5 000kg par mois de gaz carbonique émis dans l’atmosphère.

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DREAM : pas seulement des soins, mais aussi une culture du vivre ensemble

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Sous une paillote, une trentaine de personnes se retrouvent pour parler et écouter. Certaines sont chrétiennes, la majorité d’entre elles musulmanes. Elles se connaissent depuis plusieurs années et sont amies. Ce ne sont quasiment que des femmes. Certaines d’entre elles se rendent une fois par mois dans une prison de la périphérie où une centaine d’hommes vivent entassés dans une seule pièce. Quand elles parviennent à collecter des vêtements et de la nourriture, elles leur apportent quelque chose, mais souvent elles y vont les mains vides, pour une visite d’amitié, pour les saluer, collecter les numéros de téléphone de parents qui vivent loin ou qui ignorent leur situation carcérale, pour retisser les liens rompus. D’autres rendent régulièrement visite à un groupe d’enfants dans un petit orphelinat, toujours en périphérie. Cette structure accueille une trentaine d’enfants, dont certains malades du SIDA.

Elles sont loin d’être riches. Certaines ont des histoires compliquées, marquées par la pauvreté mais surtout par la maladie qui, ici, représente encore un motif supplémentaire, pour les femmes, de marginalisation et de stigmatisation. Mais elles n’ont pas du tout l’air malade ou triste. Mario Giro, sous-secrétaire italien aux Affaires étrangères et membre depuis de nombreuses années de la Communauté de Sant’Egidio, en visite officielle en Guinée, est venu les rencontrer dans le centre DREAM de Conakry.

2016-01-27_145631La discussion part de leur vie et de leur expérience pour s’élargir ensuite aux grands thèmes de la cohabitation entre ethnies et religions, des thèmes généraux qui concernent néanmoins la vie quotidienne de chacun. Dans les quartiers de la capitale, où chrétiens et musulmans vivent depuis toujours côte à côte, arrivent les rumeurs des guerres, des migrations, des attentats. Il y a quelques jours, un autre « pays frère » a été touché par un attentat qui a fait trente morts, commis par trois jeunes d’une vingtaine d’années à peine. « Si tu veux aller en Europe, tu ne le peux plus si tu t’appelles Ousmane ou Fatoumata, tu dois changer de nom… là-bas, ils ne veulent pas des musulmans ». Ils se font l’écho d’un malaise diffus, comme si le vent de la violence arrivait, atténué, jusque dans ce pays aussi, riche d’une tradition de cohabitation, pas toujours très aisée, mais enracinée. Et la question qui jaillit est l’une des questions fondamentales : qu’est-ce qui divise ? Dieu est un, pour tous. On s’aventure presque sur un terrain théologique et sur ce qui distingue entre elles les grandes religions monothéistes.

Sous la paillote du centre DREAM s’enchevêtrent les histoires, les envies, les sentiments.

Il y a un grand désir de comprendre, une écoute attentive, mais aussi le témoignage d’une amitié qui peut aller au-delà de la méfiance, au-delà des différences. Cette amitié est déjà une réalité vécue ensemble, au quotidien, dans le soin des malades chrétiens, animistes, musulmans, peuls, soussou ou kissi, des femmes seules – entre autres celles entièrement recouvertes d’un épais voile noir qui ne laisse que les yeux à découvert –, des orphelins et des adolescents qui rêvent d’un avenir « normal » bien qu’ils soient malades.

Il y a la tendresse et le bonheur ressentis lors du repas de Noël, préparé ensemble, lorsqu’on a vu l’enfant écarquiller les yeux devant le cadeau de sa première paire de chaussures ou entendu les remerciements du prisonnier qui, cette année enfin, a mangé de la viande.

2016-01-27_131627L’expérience de sa propre faiblesse, accueillie et soignée, éprouvée au moment de la découverte de la maladie, ou bien au moment où, à cause d’elle, on s’est retrouvé seul ; un endroit comme le centre DREAM de la Communauté de Sant’Egidio qui devient la maison de tous ; la prise de conscience que la vie est encore devant soi et qu’elle est utile non seulement pour soi-même mais pour d’autres ; la conscience de ne pas être seul… tout cela continue à lier des gens qui ont des histoires personnelles, des cultures, des religions et des ethnies différentes.

C’est une voie qui, pour beaucoup, semble trop simple, la voie de l’amitié, du respect d’une croyance différente de la sienne, de l’équité et des droits (à la santé, à la culture, à la dignité), mais c’est la voie que tout le monde est capable d’emprunter, quels que soient son niveau d’instruction ou sa situation économique. C’est le dialogue, curieux et respectueux de l’autre, que l’on peut nouer chaque jour, dans la rue et dans les quartiers. Préserver la paix et la cohabitation est ce que les femmes de DREAM peuvent et veulent faire, pour une Guinée pacifique, qui trouve dans la cohésion la clé d’un avenir possible et chez les femmes une force insoupçonnée.

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« Vive les mamans, vive les enfants ! » À Conakry, on fait la fête avec DREAM à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA

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Mardi 8 décembre à Conakry, une grande fête est organisée dans le centre DREAM de la Communauté de Sant’Egidio pour célébrer la vie pendant le mois dédié à la lutte contre le SIDA. Des centaines de mères avec leurs enfants nés sains dans le cadre du programme de prévention de la transmission mère-enfant ont exprimé leur joie ensemble. C’étaient des femmes malades avec peu d’espérance sur elles-mêmes et sur leur avenir : elles sont aujourd’hui l’image du bonheur de celles qui ont pu donner naissance à des enfants sains et délivrés du SIDA. Elles sont aujourd’hui une force pour leur famille et leur communauté : en effet, le traitement qu’elles continuent de suivre leur font retrouver la santé, mais surtout la confiance en la vie.

Des centaines de femmes et leurs enfants, de différents âges, ont participé à la fête : il y avait en effet les enfants plus grands, nés dans le cadre du programme DREAM entre 2006 et 2007, comme Eva qui a aujourd’hui 8 ans et qui rappelle à sa mère l’heure de son traitement (découvrez l’histoire d’Eva) ou les tout-petits qui sont encore dans le programme de prévention.

IMG_20151208_135012A Conakry, avec le programme DREAM de la Communauté de Sant’Egidio, près d’un millier d’enfants sont nés sains. Les mères ont commencé la thérapie pendant leur grossesse et, en continuant à se soigner, assurent leur avenir et celui de leurs enfants.

La représentante de l’UNAIDS dans le pays Mme Félicité N’Sabimana était présente à la rencontre, ainsi que des représentants du ministère de la santé, du ministère des droits humains, du comité national de lutte contre le SIDA et d’autres représentants des ONG locales.

La fête a également été l’occasion pour beaucoup de malades de célébrer la vie, après une année difficile et après la peur provoquée par l’épidémie d’Ebola qui a durement touché le pays et dont on voit entrevoit aujourd’hui seulement la fin.

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Noël avec DREAM, dans l’un des pays les plus touchés par l’épidémie d’Ebola

2014-12-24_Guinea_1La Guinée est un pays à majorité musulmane, mais Noël est une fête célébrée par tous. L’épidémie d’Ebola pèse fortement sur le pays, avec son lot de morts, d’orphelins, avec la fermeture de toutes les écoles et universités. La peur est le sentiment le plus répandu, même si les habitants s’efforcent de continuer à vivre normalement, à aller au marché, à fréquenter les mosquées et les églises.

Au centre DREAM de la Communauté de Sant’Egidio, la surveillance se poursuit avec la détection à l’entrée des personnes souffrant de fièvre. Celles-ci sont accueillies par un médecin dans une pièce dédiée à cet effet où il est possible, avec les précautions d’usage, de déterminer les nombreuses raisons possibles d’une température anormale ou de symptômes imputables à une éventuelle infection. Dans de nombreux cas, il s’agit de malaria ou de fièvre due à des causes qui peuvent être facilement soignées : cela évite de répandre la peur et permet de soigner. Ces mesures de précaution, tout comme le matériel de protection fourni au personnel et le grand travail de sensibilisation, d’information et d’éducation à la santé, évitent l’impact d’Ebola sur les malades du SIDA dans les centres DREAM.

Au contraire, beaucoup d’autres centres de soin du VIH, situés dans les centres de santé ou dans les hôpitaux, sont désertés par les patients, avec les conséquences graves qu’entraîne l’interruption de la thérapie antirétrovirale. En effet, les hôpitaux se sont révélés être des centres d’importante diffusion du virus Ebola et inspirent à juste titre une grande crainte. Il y a eu de nombreux décès parmi les personnels de santé, une catégorie parmi les plus touchées par l’épidémie avec les femmes, qui – surtout dans les zone de la forêt – s’occupent du soin des corps avant les obsèques.

En ce mois de décembre, dédié à la lutte contre le SIDA, une prière a été célébrée il y a quelques jours pour tous ceux qui ont perdu la vie cette année à cause de la maladie. Leurs noms ont été évoqués, ainsi que tous ceux qui sont morts à cause d’Ebola dans les différentes régions du pays, en particulier les amis et les frères de la région de Guinée Forestière.

2014-12-24_Guinea_4Parmi les 3 300 patients de DREAM, un seul cas d’Ebola a été recensé, celui d’une jeune femme qui, en octobre, avait contracté le virus par une voisine. Les activistes de DREAM continuent de suivre avec attention ses deux petites filles et son mari, qui ont échappé à l’infection et qui sont en soin avec le programme DREAM. La prière, l’amitié entre les activistes et avec les patients, la confiance dans les soins reçus tout au long de ces années et les expériences déjà surmontées de stigmatisation et d’exclusion vécues par de nombreux patients, ont garanti une adhésion non interrompue au traitement et une entière confiance en DREAM, et c’est une confiance qui sauve la vie.

Dans ce contexte difficile pour le pays, la Communauté de « Je DREAM »* n’a pas voulu interrompre le service aux enfants de l’orphelinat, qui accueille dans la périphérie une trentaine d’enfants, dont quelques-uns sont en soins avec DREAM, ni le service aux détenus de la prison de Coyah. Tout cela n’a été possible qu’en prenant toujours soin de n’oublier aucune mesure de précaution, avant d’entrer dans l’orphelinat ou dans la prison. Ainsi, malgré tout, il n’est pas question de manquer le rendez-vous de Noël et la préparation du repas pour les enfants des centres DREAM de Conakry et de Fassia et, pour la première fois, cette année aussi, la préparation d’un repas de Noël pour les détenus (environ 90) de la prison de Coyah.

En d’autres lieux de la ville, la Communauté de Sant’Egidio présente pourra offrir des distributions de nourriture aux mendiants, aux personnes âgées et dans une autre grande prison de la ville.

La possibilité d’utiliser les centres DREAM pour le repas est une grande aide. Cela permettra en effet d’accueillir les enfants ainsi que des adultes pauvres en ayant soin de contrôler la température à l’entrée, de respecter la consigne du lavage des mains avec l’eau chlorée et de préparer (si le cas se présentait) des kits de repas à emporter et des cadeaux pour ceux qui ne pourront pas participer au repas.

* Je DREAM – Un mouvement né dans les centres DREAM à l’initiative de patients qui s’engagent au service des plus faibles dans l’esprit de la Communauté de Sant’Egidio

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